PHYTOTHÉRAPIE
De phyto = plante et therapia = thérapie, soins
Au plan du matériel, la plante est un médicament orthomoléculaire (utilisant une molécule « juste »). Le premier remède de la médecine chinoise n’est-il pas le bol de soupe… Au plan de l’immatériel, la plante est une source alimentaire énergétique, remède dont la valeur sera d’autant plus grande que sa qualité biologique est élevée. C’est la nourriture de nos eaux cellulaires, de notre sang, de nos humeurs, la régulation de notre terrain.
L’image du pissenlit alias dent-de-lion, plante de la famille des composées, illustre les capacités de nettoyage des organes émonctoriels de l’organisme. Sange, foie, vésicule biliaire, pancréas, intestins, estomac sont ses « cibles ». Cette plante est une merveilleuse solution pour nous rééquilibre à chaque saison. Sa forte capacité d’enracinement et la légèreté de ses fruits akènes capable de s’envoler au moindre courant d’air, nous permettent de nous connecter au Ciel, à la Terre et à la Nature. Un vraie plante adaptogène.
LES PLANTES ADAPTOGÈNES
Source: jpc@jpchapuis.net
Tout d’abord une définition et quelques explications.
ADAPTOGÈNE = Qui harmonise les rapports entre les systèmes nerveux, hormonal et immunitaire et donc favorise l’adaptation de l’organisme au stress.
Une plante adaptogène est un plante nous permettant de retrouver, de gérer ou d’augmenter notre résilience.
Adaptogène est donc un concept pour une substance pharmacologiquement capable d’induire dans un organisme, un état de résistance augmentée non spécifique, permettant de contrebalancer les signaux de stress et de s’adapter à un effort exceptionnel.
Certain-e-s utilisent des produits chimiques ou des drogues illégales – ou légales – avec les résultats catastrophiques que vous connaissez.
Nous, nous utilisons le génie des molécules de plantes et la pleine conscience de nos liens avec la nature.
Les plantes adaptogènes apportent une réponse fonctionnelle et variable (modulateur/régulateur), spécifique aux besoins de l’individu. Une plante adaptogène est une plante capable d’augmenter – sans dépasser les pleines possibilités de l’individu que nous sommes – la capacité du corps à gérer, de manière non spécifique, toutes les sortes de stress, quelle que soit leur origine.
• Stress physique
• Stress moral, intellectuel
• Stress provoqué par la maladie
• Stress provoqué par un changement (professionnel, déménagement, retraite, séparation…)
• Stress provoqué par le bruit
• Stress cellulaire provoqué par la pollution, les médicaments, etc.
Les meilleurs résultats s’obtiennent par l’association ou l’alternance de 2 plantes adaptogènes
Une plante adaptogène doit répondre à 3 conditions :
• pas de toxicité
• pas d’action médicinale spécifique. Ne pas avoir d’actions spécifiques sur un système organique particulier
• soutenir toutes les fonctions du corps notamment le SN (système nerveux)
En un mot être holistique.
Mais aussi être utiles pour :
• élever ou abaisser la tension artérielle, selon que celle-ci est trop basse ou trop élevée
• élever ou abaisser la température, selon les mêmes critères
• stimuler ou calmer, le système nerveux
• stabiliser et renforcer les capacités de nos émonctoires
• faire grossir ou mincir
Les adaptogènes sont des régulateurs généraux des fonctions internes. Ils accroissent les capacités homéostasiques propre à notre organisme en recherche permanente d’équilibre.
On attribue le concept de plante « adaptogène » (en 1947) au toxicologue russe Nicolaï Lazarev, médecin spécialisé en toxicologie. Il testa les effets de certaines plantes sur des hommes soumis à des conditions de vie extrêmes en URSS durant la dernière guerre, notamment des mineurs de l’est de la Russie ou les militaires. En quelques années, Lazarev a établi que la consommation régulière de certaines plantes pouvait augmenter la résistance de l’organisme humain à tous types de stress, qu’il soit émotionnel ou physique. Les hommes consommant ces plantes étaient par exemple moins touchés par les maladies infectieuses et par le vieillissement de leurs cellules. Les recherches de Lazarev permirent d’établir de façon scientifique que plusieurs plantes avaient ces effets.
Selon la MTC, la notion d’« adaptogène » existe sous le concept de « toniques supérieurs » qui sont les substances qui régularisent les diverses fonctions du corps, augmentent l’énergie, favorisent globalement la santé sans traiter pour autant de maladies spécifiques.
Selon de nombreux thérapeutes, herboristes ou non, les plantes adaptogènes sont indispensables à l’heure actuelle afin d’être moins stressé, tendu, physiquement et moralement, mais plus énergique et efficace. Le stress au travail diminue le niveau d’attention et de mémoire et a un effet paralysant
Il n’y a pas de liste officielle de plantes adaptogènes parmi les 38’000 espèces de plantes médicinales recensées. Chacun y va de ses idées. Certains auteurs en excluent certaines et en ajoutent d’autres. Sur Wikipedia, il n’y a que 6 plantes (Panax ginseng, Tabebuia avellanedae, Rhodiola rosea, Astragalus penduliflorus, Eleutherococcus senticosus, Schisandra chinensis) citées et 3 autres ajoutées (Ashwagandha, Ganoderma lucidum [ou reishi], Lepidium Meyenii [maca] et Inonotus obliquus (polypore oblique ou chaga).
Pour ma part, je pense que l’usage régulier du pissenlit, à raison de 2-4 semaines avant chaque solstice et équinoxe, permet une meilleure adaptation aux 4 saisons de l’année.
QUELQUES PLANTES ADAPTOGÈNES (Liste non limitative)
ÉLEUTHÉROCOQUE. Eleuterococcus senticosus
GINSENG Panax ginseng
LAPACHO Tecoma crurialis
MACA Lepidium meyenii
RHODOLIA Rhodilola rosea
SCHISANDRA Shisandra chinensis
TRIBULUS Tribulus terrestris
LAPACHO, Bigogniacées
Nom latin : Tecoma crurialis / T. adenophylla ou Tabebuia impetiginosa / Tabebuia avellanedae
Nom vernaculaire : Pau d’Arco, Tavea
Historique / Tradition : « Arbre de Vie des Incas ». Les guérisseurs de l’empire Inca utilisaient fréquemment dans leurs prescriptions l’écorce d’un arbre aux multiples vertus thérapeutiques qu’ils appelaient Tajibo (« celui qui tue les maux »).
Écologie : Vient du Brésil.
Description : Arbre important croissant bien entre le Mexique et le Nord de l’Argentine, donc aux régions tropicales et subtropicales. Sa taille maximale est de 35 m. Sa floraison dure de mai à août. Ses nombreuses fleurs sont roses et en forme de cloche.
Partie utilisée : Aubier (sorte d’écorce interne).
LapachoBD 
Principes actifs : Naphtoquinones (base de son efficacité), xyloïdine, agents anti-infectieux et antiviraux puissants. Sels minéraux et d’oligo-éléments (Ca, Fe, Mg, P, Zn, Cr, Si, Mn, Cu, K, Na, Co, B, Ag, Au, Sr, Ba, Ni), tanins, flavonoïdes, coumarines.
Propriétés : Augmente les défenses anti-infectieuses, augmente les taux de globules rouges et blancs, augmente l’activité des glandes endocrines. Peut permettre la réduction des différentes tumeurs, antiviral, élimine les radicaux libres, anti-infectieux, alimentation déséquilibrée, pollutions diverses. Agit sur le sang, le foie, les intestins et le pancréas (plante antistress).
Indications: Toutes agressions extérieures, rhumatismes, arthroses, arthrites, fatigue, vieillissement, régénérant pancréatique (diabète II), régénérant hépatique, régénérant sanguin (anémies, etc.), détoxiquant (modifie le métabolisme)
Contre-indications : Non connues
Précaution d’emploi : Peut être un peu laxatif. Associer avec des plantes hépatiques.
Clinique : Plusieurs études confirment l’intérêt de l’usage thérapeutique confirment son intérêt dans le traitement des infections fongiques ou parasitaires ou du cancer.
Tempérament : Le toxémique, l’intoxiqué (métaux lourds, etc.)
Galénique : TM, gélules, spagyrie, décoctions, préparations commerciales.
Mode d’emploi: 2-3 gél. /jour avant les repas. Tisane, 1,5 lt de décoction/jour avec environ 4 cuillerées à soupe d’aubier de Lapacho. Extrait liquide, 10 à 20 gouttes /eau 2 à 3 x par jour.
TRIBULUS Zygophyllacées
Nom latin : Tribulus terrestris
Nom vernaculaire : Tribule, croix de Malte
Historique / Tradition : En Inde, 700 ans av. J.-C., un praticien ayurvédique nommé Charaka écrivit un traité médical sur la base de textes médicaux antérieurs. Dans ce traité, Charaka décrit clairement une plante dénommé « gokshura » (Tribulus terrestris) possédant des propriétés diurétiques, aphrodisiaques, toniques, rajeunissantes et fortifiantes. Plus tard, la médecine chinoise complète les connaissances concernant Tribulus terrestris et la nomme « l’herbe qui éteint le vent et arrête les tremblements ».
Écologie : Plante très velue indigène en Méditerranée. Le fruit porte des piquants suffisamment solides pour crever un pneu de vélo.
Description : Plante annuelle à tiges rampantes assez peu ramifiées peuvent atteindre 90 cm de longueur, tandis que feuillage et fleurs ne peuvent guère s’élever à plus de 5 cm au dessus du sol. L’ensemble de la feuille mesure de 2,5 à 5 cm de long mais chaque foliole ne mesure qu’entre 6 à 13 mm.
Partie utilisée : Fruits, feuilles et racines.
Principes actifs : Racine : Protodioscine, communément considérée comme le principal bioactif (env. 45% de l’extrait sec), pseudoprotodioscine, dioscine et diosgénine (0,031 % dans les racines (poids humide). Tribulosine, Hécogénine. Spirostanol et saponines. Vit. C, composés phénoliques, flavonoïdes.
Fruits : Saponines stéroïdiennes à base de furostanol. Tribulusamides.
Propriétés : Fortifiant pour le sportif. Augmente l’endurance et améliore la récupération après l’effort. Favorise l’accroissement de la masse musculaire. Soutient l’activité cardiaque. Stimule l’activité des surrénales et la gestion du stress. A des vertus aphrodisiaques autant chez l’homme que chez la femme.
Indications : Celles qui en découlent.
Clinique : Une étude de 2014 démontre que le Tribulus augmente le désir sexuel des femmes, sans effets secondaires. La même année, une méta-analyse et une étude clinique, indiquent que le Tribulus pourrait augmenter le taux de testostérone, mais ne contribuerait pas à la résolution des troubles érectiles. Son efficacité dans l’augmentation de la libido du rat, a elle été démontrée.
Galénique : TM, 2-3 gélules chaque matin durant 15 à 20 jours.
Mode d’emploi:
MACA Brassicacées
Nom latin : Lepidium meyenii
Nom vernaculaire : Maca
Historique / Tradition Connue : Depuis la préhistoire, comme en atteste la découverte de restes dans une grotte des Andes centrales péruviennes, la maca a été un aliment clé pour la survie des populations andines. Elle est cultivée entre 3 500 et 4 500 mètres d’altitude.
Écologie : Plante à racine pivotante cultivée comme aliment et pour ses vertus médicinales depuis le Néolithique dans les Hautes Andes péruviennes, à l’altitude de 3500 à 4200 mètres. L’une des très rares plantes à pouvoir survivre dans les conditions climatiques extrêmes qui sévissent sur les hauts plateaux des Andes : Soleil implacable et températures élevées le jour, gel intense la nuit, vents violents et soutenus
Partie utilisée : Bulbe
Principes actifs : Minéraux++ et molécules précurseurs hormonaux, 19 acides aminés, calcium, potassium, fer, iode, cuivre, manganèse et zinc, acide gras non saturés
Propriétés : Renforce les fonctions physiologiques du désir. Améliore la montée et l’intensité du désir par une action d’équilibre en profondeur. Favorise puissamment la fertilité. Améliore la performance physique. Optimise et renforce les fonctions sexuelles
Indications : Celles qui en découlent
Clinique : Bien qu’aucune recherche sérieuse ne le confirme, la maca est considérée comme une plante aphrodisiaque
Galénique : Séchage, cuisson, décoctions, poudre, extraits, comprimés, gélules
Mode d’emploi :
ÉLEUTHÉROCOQUE Araliacées
Nom latin Eleutherococcus senticosus
Nom vernaculaire Ginseng de Sibérie
Historique / Tradition : Les Chinois l’utilisent depuis plus de 4’000 ans pour accroître leur durée de vie, stimuler l’appétit et, plus généralement, pour s’assurer une meilleure santé.
Écologie : Abondant en Sibérie, il se rencontre aussi dans certaines provinces de Chine et de Corée
Description : Arbuste épineux de 2 à 3 m de hauteur, buissonnant originaire de Sibérie et d’Asie du nord-est. Ses épines sont acérées et ses feuilles, alternes, sont composées et palmées. Les fleurs mâles sont violettes, alors que les femelles sont jaunes. Les fruits sont des baies noires et charnues
Partie utilisée : Racine, écorce
Principes actifs Éleuthérosides, saponines, glycanes (éleuthéranes), vitamines, acides aminés, lignanes, coumarines.
Propriétés : Adaptogène (augmente la capacité de résistance, améliore la récupération, facilite la concentration intellectuelle), vitalisante, tonique masculin, stimule les réactions de défenses sans s’y substituer, carburant pour le cerveau, Fatigue physique ou intellectuelle, préparations aux compétitions sportives, ou examens scolaires, convalescence.
Indications —
Clinique : Nombreuses recherches cliniques depuis 70 ans
Galénique : TM, gélules, spagyrie, décoctions, préparations commerciales.
Mode d’emploi :
GINSENG Araliacées
Nom latin : Panax ginseng
Nom vernaculaire : Ginseng
Historique / Tradition « panax » signifie « soigne tout », en grec, c’est la racine du mot « panacée ». Il existe des ginseng alimentaires et thérapeutiques.
Est inscrit dans la matière médicale la plus ancienne de Chine, le PEN-TSAO de l’empereur Shen Hong.
Le texte suivant constitue la compréhension de l’action du ginseng (renshen en chinois) en MTC.
« Le goût de la racine de Ginseng est doux et ses propriétés sont légèrement rafraîchissantes. Il pousse dans les gorges des montagnes. On l’utilise pour restaurer les cinq organes vitaux pour harmoniser les énergies Yin et Yang, pour calmer l’esprit, pour chasser les peurs et les substances toxiques du corps, faire briller les yeux, ouvrir les vaisseaux du cœur et éclaircir les pensées. Son usage continu fortifie le corps et prolonge la vie, ».
Indications de « renshen » selon la pharmacopée chinoise : Tonifie l’énergie et le sang, calme le mental (shen), favorise la production de liquides organiques et du sang. Action sur les méridiens Rate et Pancréas.
Écologie : Cultivé depuis des millénaires en Chine et en Corée pour sa racine appelée « fleur de vie » récoltée après 5 à 6 ans de culture mais souvent 8 à 10 ans.
Le ginseng rouge est du ginseng blanc, cuit. Le meilleur est le blanc.
Description : Plante vivace de petite taille, oscillant entre 30 et 50 cm facile à identifier grâce à son feuillage, dont les lobes ont une disposition palmée. Ses fleurs blanchâtres, groupées en ombelle, donnent naissance à de petites baies rouges uniséminées ou biséminées, lors de la fructification. Racines tubérisées, dont la taille s’accroît avec l’âge.
Partie utilisée : Racines pulvérisées provenant de plantes âgées de plus de 5 ans.
Principes actifs : Saponosides (ginsénosides appelés aussi panaxosides) au moins 8 %, huile essentielle à monoterpène, acides aminés essentiels, acides gras, polysaccharides, stérols, vitamines B, C, E , oligo-éléments et sels minéraux (Zn. Al, As, Fe, Mg, Cu, K, P,Ca, Si, Mn, Co)
Propriétés : Stimulant du cortex cérébral et des surrénales (augmente les performances), adaptogène aux stress, abaisse les taux de cholestérol et de triglycérides, augmente la production des globules rouges, hypoglycémiant, hépatoprotecteur, stimulant hormonal chez les sujets âgés. Indications: Fatigue, surmenage, convalescence, sénescence, améliore les performances physiques et intellectuelles quel que soit l’âge du sujet. Troubles de la ménopause. Stimule la virilité. Améliore la condition des cardiaques, manque d’appétit, fatigue chronique, déficience d’énergie vitale, palpitation, neurasthénie, transpiration excessive, convalescence, anxiété, trous de mémoire, épilepsie infantile, nausée et vomissements chroniques, toux et affections respiratoires chroniques, problèmes cardiaques, affections rénales, urinaires et utérines, déficiences du système nerveux.
Contre-indications : ATTENTION aux sujets souffrants d’atteintes de cœur car il peut entraîner des palpitations cardiaques chez les sujets yang. (Avec les ginseng thérapeutiques seulement).
Clinique : Nombreuses recherches sur la mémoire, le diabète, etc.
Galénique : TM, gélules, tisane, extraits commerciaux
Mode d’emploi :
SCHISANDRA Schisandracées / Illiciacées
Nom latin : Schisandra chinensis
Nom vernaculaire : Schisandra
Historique / Tradition Qualifiée de « Yin d’harmonie » par les chinois.
Écologie : Plante d’extrême orient originaire du Nord Est de la Chine (Heilongjiang, Jilin et Liaoning) et de Mongolie poussant en montagne entre 250 m et 1’700 m dans les ravins et le long des cours d’eau.
Description : Espèce de liane arborescente caduque, sauvage à croissance lente pouvant atteindre 9 à 10 mètres de long. Elle s’enroule autour des arbres et peut atteindre leur sommet. L’espèce est dioïque mais parfois monoïque.
Partie utilisée : Parties aériennes, fruits
Principes actifs : Lignane, phytostérol, HE, vit C et E, polyphénols, acides aminés, Vit. A, B6, C et E, oligo-éléments (Ge, Sé, I, Zn).
Propriétés : Éveille les sens (vue, ouïe, goût et odorat, toucher) sans les tonifier. Active la réception, au niveau du système nerveux central, des stimuli venant de l’extérieur. Effet anti-fatigue remarquable.
Indications :
Clinique Recherches en Russie
Galénique TM, gélules
RHODIOLA Crassulacées
Nom latin : Rodolia roseus
Nom vernaculaire : Rhodiole, orpin rose
Historique / Tradition : A longtemps été concurrencée par le ginseng et l’éleuthérocoque et jalousement gardée par les autochtones et les autorités russes
Écologie :
Description : Croît très lentement, en altitude dans des lieux peu accessibles. La racine pousse de 1 à 2 cm par an. Un pied sauvage devient plus que centenaire. Elle est rare car le pouvoir germinatif de la graine est faible. Elle est cultivée en Russie et en Finlande. La récolte se fait après 5 ans de culture.
Partie utilisée : Racine est séchée puis pulvérisée. On ne dilue pas la poudre avant d’en faire des gélules
Principes actifs : Salidroside, rosavine, rosine, rosarine sont les 4 molécules clés de son efficacité mais dont le % total doit être d’au moins 3 %
Propriétés : Cardioprotectrice en régulant le rythme cardiaque. Augmente le taux d’oxygène dans le sang (s’oppose à l’hypoxie, favorise la circulation sanguine cérébrale, l’attention, la mémoire, l’irrigation du myocarde, l’effort sportif et l’adaptation à l’altitude. Championne antistress. Stimule la réponse surrénalienne (résistance au stress). Favorise l’attention, l’adaptation et l’aptitude intellectuelle. Augmente le biodisponibilité de la sérotonine (très utile face à la dépression saisonnière hivernale). Augmente la résistance à l’effort. Protecteur de l’ADN. Active la production des lymphocytes T. Tonique immunitaire. Anti-radicalaire puissant par plusieurs de ses composants qui évitent le vieillissement tissulaire.
Indications :
Clinique : Recherches sont encore en cours
Galénique : TM, EPS, gélules
Mode d’emploi :
PFAFFIA Amaranthacées
Nom latin : Pfaffia paniculata
Nom vernaculaire : Ginseng du Brésil
Historique / Tradition : Utilisée traditionnellement dans les régions du Brésil pour améliorer les articulations, la mémoire, réduire les perturbations du sommeil, pour les problèmes digestif et pour la peau.
Écologie : Cette plante est originaire des forêts pluvieuses du Matto Grosso au Brésil.
Description : Plante vivace à racines épaisses, à feuilles alternes ou opposées, à inflorescence paniculiforme, grimpant sur les arbres des forêts pluviales jusqu’à la canopée.
Partie utilisée : Racines
Principes actifs : Saponosides. Riche en fer, soufre, cuivre et sélénium ainsi qu’en acides aminés essentiels, en certaines vitamines.
Propriétés : Augmente aussi les défenses de l’organisme, stimule la résistance au stress, améliore d’une façon globale la forme physique. Préventif du vieillissement.
Indications :
Clinique : Nombreux travaux modernes
Galénique : Gélules
Mode d’emploi: Selon vendeur
ASHWAGANDA Solanées
Nom latin : Withania somnifera
Nom vernaculaire : Aswaganda
Historique / Tradition : Avec le basilic sacré, c’est probablement la plante la plus utilisée en Ayurvéda. Les savants de l’ayurvéda l’utilisaient comme la « plante de la longévité » déjà il y a 3000 ans.
Écologie : Dans les régions un peu arides de l’Inde, comme le Rajashtan ou le Gujrat, car elle se cultive facilement même quand il y a très peu d’eau. Croît très bien dans nos jardins.
Description : Arbuste robuste originaire de l’Inde et cultivé sur les rocailles arides de la région méditerranéenne, des Canaries, de l’Afrique du Sud. Feuilles ovales et fleurs groupées par 3 à 6 en petits glomérules axillaires. Le fruit est une petite baie rouge brillant.
Partie utilisée : Racines
Principes actifs : Alcaloïdes, lactones stéroïdiques (withaférine A et withaférine D, withanolides), fer et terpènes tétracycliques.
Propriétés : Antioxydants. Adaptogène sexuelle. Antivieillissement.
Indications : Encore mieux que le ginseng
Clinique : Des centaines d’études scientifiques sont menées par les plus grandes universités pour connaître avec précision ses propriétés. Même l’industrie pharmaceutique scrute de très près cette plante ancestrale. Des études menées au Winship Cancer Institute de l’Université d’Emory ont montré que la withaférine-A, empêcherait les cellules cancéreuses situées au niveau du sein de se multiplier et de se disperser.
Galénique : TM, infusions, extraits secs en gélules
Mode d’emploi: Selon vendeur
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QUELQUES PLANTES ADAPTOGÈNES |
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SPORT |
SEXUALITÉ |
STRESS |
IMMUNITÉ |
VIEILLISSEMENT |
SOMMEIL |
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ÉLEUTHÉROCOQUE |
xxx |
xxx |
xxx |
xx |
xx |
x |
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GINSENG |
xxx |
xxx |
xxx |
xxx |
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x |
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LAPACHO |
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MACA |
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xxxx |
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RHODOLIA |
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xxxx |
xxx |
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SCHISANDRA |
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xx |
xx |
xx |
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TRIBULUS |
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LE MONDE DES PLANTES MÉDICINALES
Le monde végétal représente pour l’homme un accompagnement vivant et subtil de sa propre histoire de vie. Au carrefour du froid et du chaud, de l’humidité et du sec, de la lumière et de l’obscurité, du ciel et de la terre, sa présence dans ses plus extrêmes limites définit et signale les territoires de l’humain. Au rythme des saisons,
le monde végétal se transforme sous nos yeux son décor et nous entraîne dans cet inlassable et immuable cycle des années, toutes semblables et différentes. Depuis toujours, l’homme et l’animal vivent en symbiose avec le monde des plantes auquel ils ont tout demandé. Nourriture, vêtements, abri, chaleur ou fraîcheur mais aussi ivresse, magie, sommeil, guérison ou mort. La plante s’adresse à chacun de nos sens dans toute une gamme de subtilités et de nuances. En réalité, elle fait partie intrinsèque de l’histoire de l’humanité: il était donc normal qu’elle ait ou qu’elle joue encore un rôle prépondérant dans les situations de maladies et de détresse. Partout dans le monde, depuis toujours, des hommes et des femmes apprennent à lire le discours cachés des fleurs et des plantes et à en tirer le pouvoir de soigner voir de guérir. Le magique de la plante, est de receler autant de pouvoirs sous des aspects souvent fragile. Pensez à la puissance d’un élixir floral (action uniquement message) dans un cas bien déterminé.
Aucun peuple au monde n’a pu faire l’économie de l’apport et de la participation du monde végétal au savoir médical. Au fil des siècles et des civilisations, la plante s’est vu reconnaître des pouvoirs réels ou supposés qui s’imbriquent complètement avec l’histoire des maladies et des médecines. Des philtres ensorcelés aux recettes populaires du monde entier, des ordonnances de la médecine traditionnelle chinoise aux cérémonials des pratiques africaines, de Charlemagne et ses Jardins de Plantes du Moyen-Âge (polycopié) aux secrets des forêts tropicales, des » savoirs » de l’Égypte pharaonique ou du » Canon d’Avicenne » aux phytothérapeutes scientifiques contemporains, c’est par milliers que se comptent les plantes aux vertus médicinales. De tous les coins du monde, elles ont toujours surgi et surgissent encore, inlassablement, mystérieusement accompagnées d’une renommée qui laisse espérer qu’elles apporteront de nouvelles réponses aux maux dont nous souffrons. Espérons aussi que les déprédations écologiques provoquées par l’appât du gain des industriels et les concentrations urbaines modernes laisseront une petite place aux 300’000 plantes existant sur la planète bleue. La médecine par les plantes représente dans le monde une force à la fois socioculturelle, médicale et économique.
LA MÉDECINE PAR LES PLANTES
La phytothérapie, un élément important de l’arsenal thérapeutique actuel. Il est tout à fait certain que la médecine par les plantes (la phytothérapie et sa branche « essentielle », l’aromathérapie) a représenté en Europe l’essentiel de l’arsenal thérapeutique jusqu’à la fin du XIXe siècle, et jusqu’à la fin de la deuxième guerre mondiale. A notre époque,
dans une civilisation « hyperurbanisée » où tant de citadins cherchent dans un retour à la nature, un dérivatif aux exigences abusives et monotones d’un univers de béton et de bruits, la découverte des vertus supplémentaires des plantes et de la Nature est un bonheur non égalé. De la sympathie que peut suggérer en soi ce retour aux sources, se pose le problème d’une assimilation dangereuse entre nature et innocuité. Les amoureux de la nature risquent fort d’être déçus… ou bien malades s’ils ne prennent garde aux multiples pièges tendus par la nature, et plus spécialement par les plantes à vertu médicinales.
Malgré les progrès de la chimie, les molécules de synthèse n’ont pas détrôné la phytothérapie ou médecine par les plantes car le monde végétal offre des ressources inépuisables de drogues (= plantes médicinales) dont les effets sont souvent mieux connus et qui restent, de toute façon, en accord avec la programmation de nos mémoires cellulaires.
Au plan du matériel, la plante est un médicament orthomoléculaire (utilisant une molécule « juste »). Le premier remède de la médecine chinoise n’est-il pas le bol de soupe… Au plan de l’immatériel, la plante est une source alimentaire énergétiques, remède dont la valeur sera d’autant plus grande que sa qualité biologique est élevée.
Mais elle est plus encore. Tous ces principes actifs sont gérés par une eau cellulaire, véritable transporteur et messager, non seulement des informations des molécules, mais aussi des informations cosmiques. Les plantes nous transmettent ainsi leurs messages d’harmonie et leur volonté de paix sur terre.
Cette connaissance implique quelque responsabilité de respect et de reconnaissance pour le Divin qui nous procure le monde végétal:
– Respecter la nature depuis le simple brin d’herbe à la plus rare des espèces florales
– Préférer des plantes « en santé » donc provenant de l’agriculture biologique ou sauvage à la place de celle qui proviennent de l’agriculture intensive, malades des ajouts d’engrais et de produits agrochimiques
– Refuser les végétaux transgéniques, véritable pacte avec la maladie
– Ou d’autres selon votre choix.
HISTORIQUE
Le monde végétal a commencé à se différencier, il y a 2 milliards d’année! L’homme ne remonte pas à plus de 1 millions d’année ! Et ce n’est que depuis 6-8 mille ans avant J.-C. qu’il a commencé à cultiver certaines plantes dont il avait reconnu les vertus alimentaires. De quoi nous rendre modeste!
Les cultures grecques et romaines disparaissent peu à peu à partir du VIe siècle. Au Moyen-âge, la médecine par les plantes se dégage difficilement de la magie et de la sorcellerie vers lesquelles se dirigent les malades devant l’inanité des efforts des médecins de ces temps. L’Orient (la Perse, l’Arabie et Constantinople) et l’Occident (l’Europe) sont en communication constante et de ces temps, nous viennent des noms toujours célèbres.
Ibn-Sina connu sous le nom d’Avicenne (980-1037) fût un prince de la médecine). Il fût l’Hippocrate et l’Aristote de monde islamique. Ses ouvrages, le « livre des sciences » et « le canon de la médecine en 5 volume » décrivent entre-autres informations, 760 produits pharmaceutiques et d’innombrables formulations galéniques. Le « canon de la médecine » était encore utilisé vers 1650 à l’université de Montpellier ou Louvain.
La règle fondamentale d’Avicenne est que « le tout est plus grand que la somme des parties ». Ce qui signifie que l’action thérapeutique d’une plante entière diffère de celle de ses principes actifs isolés. D’autre part, Avicenne décrivait déjà cette médecine préventive qui a tant de mal à se faire une place 1000 ans plus tard.
En 1660, l’école de Salerne (Italie) édite le premier livre d’hygiène et de santé par les plantes, intitulé « Le régime de santé de l’escole de Salerne ».
Au début du XVIe siècle, le grand tournant est pris grâce au médecin suisse Theophrastus Bombatus von Hohenheim (1493-1541) appelé Paracelse. Malgré son penchant pour l’alchimie, il eut le mérite de rechercher un médicament spécifique pour chaque maladie et de penser, sans employer le mot, à la notion de principes actifs. Sa fameuse idée maîtresse est encore valable: « Tout remède est un poison, aucun n’en est exempt. Tout est question de dosage ».
Pour parvenir à son but, il a élaboré la célèbre théorie des signatures qui lie les vertus de la plante à sa forme, sa couleur ou ses propriétés morphologiques. L’oeuvre de Paracelse exerça une énorme influence durant les XVIe et XVIIe siècles.
Plus près de nous, il faut rendre hommage à Henry Leclerc (1870-1955) qui défendit les plantes médicinales à une époque ou on les chassait des facultés. R.-M. Gatefossé (Aromathérapie, 1936), J. Valnet, P. Belaiche, et de nombreux autres ont accomplis un travail considérable. Toutefois l’action de ces pionniers n’aurait pas été possible sans le « courant de pensée » favorable qui habite les esprits d’aujourd’hui.
